Nouvelle régulation de la qualité de service au Ghana

Du nom de la « loi sur la qualité de service », l’Autorité Nationale des Communications (NCA) du Ghana a décidé d’introduire un projet de loi pour une nouvelle réglementation sur la qualité des services fournis par les opérateurs télécoms.

Pour Henry Kanor, DGA en charge des opérations techniques auprès de la NCA « Lorsque la réglementation en vigueur a été élaborée, nous ne disposions pas de WhatsApp, de services d'argent mobile ni d'autres applications mobiles. En conséquence, elle est muette sur ces avancées technologiques. Nous la révisons pour en tenir compte afin que les fournisseurs de services sachent ce qui est attendu d’eux et que les consommateurs sachent également à quoi s'attendre. » De part ces mots, il est alors clair que le régulateur ghanéen vise à combler des lacunes qui se sont révélées avec le temps dans l'indice de performance clé (KPI) intégré aux licences des opérateurs de réseau mobile. Ces lacunes résultent de l’évolution des technologies qui ne cadrent plus avec les enjeux il y a 15 ans, lorsque l’actuelle réglementation en matière de qualité de service a été adoptée.

Le nouveau projet de loi propose que la disponibilité du réseau en termes d'appels soit de 95 décibels par milliwatt (dBm) pour l'intérieur, de 85 dB dans les véhicules et de 75 dB pour l'extérieur en ville. Les décibels par milliwatt mesurent l'intensité du signal d'un réseau de télécommunication. Pour ce qui est de l’accessibilité du service d’appels, la NCA propose que les entreprises de télécommunication veillent à ce que le taux de couverture réseau soit d’au moins 95% à tout moment. Le taux de perte d’appel, qui est actuellement de 3%, devrait être revu à moins de 1%.

Avec des réunions en avril dernier d’Accra à Kumassi en passant par Tamale, le régulateur estime que le nouveau projet de loi devrait être adopté avant la fin de l’année 2020.

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